Unies pour une même mission
La congrégation est fondée le 28 août 1892 à Saint-Damien-de-Buckland par Joseph-Onésime Brousseau (1853-1920) et Virginie Fournier (1848-1918) pour prendre soins des orphelins, des personnes âgées et des malades.
1892-1920
À travers les paroisses
En 1892, la congrégation s’installe officiellement à Saint-Damien. Avec les années et leur développement, la congrégation réussit à offrir des services aux paroisses aux alentours. À l’époque des fondateurs, les demandes venant des curés se multiplient, ils réclament des religieuses pour enseigner dans leur paroisse. À partir de Saint-Damien, le rayon d’action de la congrégation s’élargit. Les sœurs vont graduellement s’installer dans les villages des régions de Chaudière-Appalaches, de Québec et des Cantons de l’Est.
Jusqu’en 1920 l’œuvre de l’enseignement occupe la plus grande part de l’action apostolique des religieuses : trente-trois écoles paroissiales sont sous leur responsabilité.
1920-1940
Dans les pas des fondateurs
Après la mort du père Brousseau en 1920, l’œuvre de la congrégation se poursuit dans le même esprit de dévouement, d’accueil et d’amour pour les miséreux. Dans le sillage des fondateurs, la communauté continue le développement des activités de soins pour les personnes âgées, l’accueil des enfants abandonnés, l’apprentissage des travaux domestiques et l’enseignement.
1940-1960
Expansion et apogée
Avec la hausse démographique depuis la dernière guerre mondiale et l’école obligatoire en 1943, le nombre de jeunes fréquentant les milieux scolaires se multiplie. Les religieuses enseignent dans vingt-neuf nouvelles écoles primaires de diverses régions du Québec : Chaudière-Appalaches, Québec, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord et Abitibi.
Une formation des maîtres est offerte à l’école normale de Saint-Damien dès 1941. En 1948, la communauté s’engage dans sa première mission ad extra en République Dominicaine.
1960-1980
Perturbations et renouveau
Les années ‘60 se définissent comme une étape de redéfinition de leur manière d’être. Deux événements clés contribuent au profond mouvement de transformation qui s’amorce. Vers 1960, avec la Révolution tranquille, l’État prend en charge l’éducation, la santé et les services sociaux.
En 1962, avec le concile Vatican II, un processus d’innovation se déclenche et les œuvres se diversifient. En même temps, la décroissance des effectifs religieux s’accentue. Une étape de redéfinition de leur manière d’être en communauté et dans la société s’amorce.
1980-2000
Mission partagée
Après avoir délaissé la majeure partie des œuvres scolaires, sociales et hospitalières, l’apostolat de la communauté se déploie dans divers organismes d’aide pour les démunis.
À travers le monde, la mission continue son expansion en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Afrique et aux Caraïbes.
À la Maison mère, plusieurs services sont abandonnés tandis que d’autres s’organisent. Le nombre de religieuses diminuant, les soins infirmiers, l’entretien général et l’administration demandent un personnel laïc de plus en plus nombreux.
2000–2022
Toujours présentes !
Au Québec, le rapport à la religion a changé mais les besoins de sens se font toujours pressants. Attentive aux signes des temps, la congrégation entre dans cette nouvelle ère avec l’intention de poursuivre de façon créative et selon ses moyens sa mission. Aussi met-elle le cap sur l’interculturalité dans la poursuite de sa visée missionnaire. Les sœurs avancent en âge mais d’autres, provenant de sept nationalités différentes, les rejoignent.
(2022- …)
Le grand départ
Après 130 années de présence à Saint-Damien, les religieuses quittent la région pour s’établir dans une nouvelle maison de retraite à Québec.
La congrégation soutient progressivement la transmission de son patrimoine immobilier et mobilier. Le legs d’une vaste portion du site conventuel de vocation agricole à une coopérative agricole demeure un exemple probant de cette transmission. Depuis 2020, des organismes à vocation sociale et culturelle emménagent dans les différents immeubles cédés pour la plupart à la municipalité. Ainsi, la mission se poursuit et s’enrichit différemment.