Unies pour une même mission
Missions internationales
République dominicaine
L’aventure missionnaire débute en septembre 1945 avec le père Cyprien Fortin, missionnaire du Sacré-Cœur. Il sème les premiers grains en sollicitant la venue des religieuses afin de collaborer à ses œuvres en République Dominicaine. Avec l’appui du père Charles Guillot, msc, le projet se précise et en janvier 1948, la supérieure générale et la secrétaire générale se mettent en route afin d’étudier les possibilités d’une fondation en terre des Antilles.
Durant leur séjour, elles font la rencontre d’une jeune fille désireuse de se faire religieuse. Cette dernière fait son entrée au noviciat à Saint-Damien en juillet 1948 et devient la première religieuse dominicaine. À la suite de cet événement de Providence, un premier contingent de quatre religieuses s’installent en République Dominicaine dans la zone de Cibao pour se dédier à la pastorale paroissiale et à l’éducation. Il s’agit de sœur Marie-de-l’Assomption, sœur Saint-Emery, sœur Sainte-Suzanne et sœur Saint-Bernard-de-Cîteaux.
Deux figures de proue assurent la gouverne et l’avancement de la congrégation en terre dominicaine : le père Cyprien Fortin et sœur Marie-de-l’Assomption qui assume les responsabilités de fondatrice, supérieure et maîtresse des novices.
Allez par le monde
Actuellement, en 2015, 95 religieuses natives de la région des Caraïbes, incluant le Nicaragua et Curaçao, sont en action. Avec dynamisme et courage elles se donnent à la mission d’évangélisation à travers le pays par leurs œuvres d’éducation, de pastorale et d’aide aux personnes âgées.
L’œuvre en éducation se veut une priorité. Actuellement, les sœurs de la République Dominicaine dirigent quatre collèges privés : le collège Belén à Nagua, le collège Nuestra Señora del Valle à Constanza, le collège Santa Teresita à Mao Valverde, et le collège Padre Fortin à Santiago.
Les actions d’évangélisation auprès des familles, des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées se déploient au cœur de leur désir d’aller vers les plus pauvres.
Leur apostolat se concentre autour des besoins de la pastorale paroissiale, scolaire, catéchèse, promotion de la femme, foyers pour personnes âgées, formation technique et formation de leaders en pastorale. Aujourd’hui, on compte par milliers les enfants, les adolescents et adultes qui reçoivent la bonne nouvelle de l’Évangile. C’est ainsi que se poursuit l’héritage de Mère Saint-Bernard et de ses trois consœurs ayant constitué le noyau initial de la communauté.
Aujourd’hui, les sœurs de la République Dominicaines ne se contentent pas de rester dans leur milieu. Elles se font missionnaires à la rencontre des plus pauvres dans d’autres pays : Curaçao, Porto Rico et Haïti (Caraïbes); Guatemala et Nicaragua (Amérique centrale).
Région du Cibao
C’est à Santiago, en 1948, que la congrégation fonde la première mission hors du Canada. Arrivées à la paroisse Notre-Dame de La Altagracia, elles logent à la maison de Béthanie. Le nom de cette petite maison qui les accueille rappelle aux sœurs leur premier apostolat, celui de Marthe et de Marie : présence attentive et accueillante. La paroisse est sous la responsabilité des pères missionnaires du Sacré-Cœur de Québec et le curé est le père Cyprien Fortin.
Après quelques semaines d’étude de la langue espagnole, les religieuses commencent leurs tâches pastorales. La mission prend vite un essor prometteur et l’intégration aux œuvres apostoliques de la paroisse se fait peu à peu : formation des catéchètes, des enfants de Marie, catéchèse scolaire et paroissiale, chorale, visites dans les campos, etc. Dès les débuts, elles s’occupent aussi de la confection des hosties qui est leur seul gagne-pain.
Amérique centrale
Guatemala
Nebaj, Guatemala ville et El Chol (1977-1997)
L’idée d’ouvrir une mission au Guatemala vient d’un missionnaire du Sacré-Cœur. Motivé par les nécessités surgies après le séisme de 1976, ce dernier communique ses aspirations à ses confrères. L’un d’eux se rend à la Maison mère à Saint-Damien pour présenter le projet. Afin de voir la réalité de plus près, des religieuses canadiennes se rendent au diocèse de Quiché. La visite est positive et une première mission débute en 1977 à la paroisse de Nebaj (département du Quiché), sous la responsabilité des sœurs dominicaines.
Leur apostolat consiste à visiter les familles, les malades puis à former et promouvoir des communautés chrétiennes. Elles s’occupent également de l’alphabétisation. En 1978, la congrégation achète une maison dans la ville de Guatemala (la capitale) pour accueillir les sœurs et commencer un travail vocationnel.
La même année, une jeune fille guatémaltèque demande de vivre une expérience de vie religieuse dans la communauté. Après un premier temps de formation, elle est acceptée au noviciat en République Dominicaine. Toutefois, cette dernière choisit de ne pas continuer sa formation religieuse et retourne chez elle.
En 1980, la vie des sœurs vivant à Quiché est en danger. Elles quittent la région pour se rendre à leur maison dans la capitale. C’est la période de l’assassinat de trois missionnaires du Sacré-Cœur. On décide de retirer les sœurs de la mission en 1981, sans vendre la maison. Elle est confiée aux religieuses de la Sainte-Famille d’Espagne. Celles-ci prennent la relève et poursuivent le travail commencé en pastorale.
En 1987, six ans après leur départ, les sœurs dominicaines et canadiennes reprennent possession de leur maison et se partagent le travail de pastorale dans trois centres : El Tesoro, El Molino de las Flores et Santa Rita. Jusqu’en 1994, quelques aspirantes Guatémaltèques se présentent mais en vain.
En 1994, après avoir consolidé l’action pastorale dans la ville de Guatemala et avoir laissé les responsabilités entre bonnes mains, les sœurs déménagent à El Chol Baja Verapaz. En 1997, les autorités de la congrégation ferment la mission dans ce pays.
Nicaragua
San Juan del Sur (1982-1994)
À la requête des pères missionnaires du Sacré-Cœur, un premier groupe de sœurs dominicaines débarquent au Nicaragua, à la paroisse San Juan del Sur, en 1982. Dès les premiers jours, on leur indique le travail apostolique à entreprendre. Avec la fête de l’Immaculée conception (La Purísima), c’est l’occasion pour les religieuses de s’insérer dans les groupes et de connaître les gens, leurs traditions et leur réalité.
De concert avec l’équipe de promoteurs campagnards, elles unissent leurs efforts pour donner la catéchèse dans différentes paroisses. Puis, des cours sont offerts en couture, en médecine naturelle, en agriculture alternative et en reforestation.
À la suite du départ des pères missionnaires du Sacré-Cœur en 1993, les sœurs quittent à leur tour la mission de San Juan del Sur l’année suivante.
Managua (1995-2017)
En 1995, les religieuses s’installent dans la banlieue de Managua. Elles poursuivent leur apostolat d’évangélisation à la maison Madre Virginia Fournier au milieu des pauvres. Elles participent à l’effort commun de la population pour favoriser la promotion humaine et les rendre capables de gagner leur pain quotidien avec dignité. L’enseignement de la musique permet aux jeunes de la rue d’exprimer leur talent et de vivre une expérience positive.
Chontales (1998-2018)
En 1998, le village de Santo Domingo de Chontales compte sur la présence de deux religieuses pour assurer la pastorale paroissiale et l’enseignement. La préoccupation va aux personnes les plus démunies. Les sœurs assurent la formation des agents et agentes de pastorale, des catéchètes et des délégués de la Parole. Elles voient à la préparation des jeunes et des adultes aux sacrements, à la promotion de la femme et elles s’investissent dans la pastorale jeunesse.
Au Nicaragua, le témoignage de vie et d’action des religieuses n’est pas sans porter des fruits. Aujourd’hui, trois nicaraguayennes ont fait leurs vœux au sein de la congrégation et continuent à leur tour la mission apostolique de l’institut.
Amérique du sud
La mission débute en 1975.
En Bolivie
Azurduy (1990-2002)
La fondation de la mission d’Azurduy naît en pleine cordillère, dans les montagnes du département de Chuquisaca, dans la province Juana Azurduy, à une journée de Sucre.
Le 20 octobre 1990, trois religieuses s’installent en cette nouvelle zone de mission. Elles s’insèrent dans un milieu de grande pauvreté. Les taux de mortalité infantile, de malnutrition et d’analphabétisme étaient très élevés. Peu de gens avaient accès à l’eau potable et à l’électricité.
Les sœurs travaillent avec les gens du village, les communautés de base, le centre de jeunes femmes et le Club des mères. Elles s’impliquent dans l’éducation de la foi, la promotion de la femme, la formation des jeunes et l’alphabétisation.
Elles vont aussi dans les villages voisins de la zone pour donner la catéchèse sacramentelle.
La préoccupation vocationnelle est présente au cœur des religieuses et l’une d’entre elles s’occupe plus particulièrement des aspirantes à la vie religieuse.
En 2002, les sœurs laissent la mission par manque de religieuses. L’amitié vécue demeure au-delà du temps et la formation qui s’est donnée contribue aujourd’hui à la continuité du développement du village.
Santa Cruz
Une nouvelle page s’ouvre dans la région de l’Amérique du Sud avec la mission de Santa Cruz, zone orientale de Bolivie et partie de la région tropicale du pays, laquelle couvre trois départements : Pando, Beni et Santa Cruz de la Sierra. Ce dernier étant le plus grand département formant les limites de l’Amazone du Brésil et du Paraguay.
En 2002, une sœur canadienne et une dominicaine arrivent à la ville de Montero à Santa Cruz. Les débuts de la mission s’avèrent un temps de connaissance des lieux et de la réalité du milieu avec des zones de grande pauvreté. En 2003, les sœurs s’installent à Valle Sánchez, sur la route au nord de la ville de Santa Cruz. Leur première insertion se vit au foyer Santa María de los Angeles où elles travaillent avec des enfants en difficulté. Elles vont également dans une petite école récemment construite et elles s’impliquent dans la pastorale de la paroisse.
Leur présence missionnaire se fortifie avec les vocations religieuses qui naissent de ce milieu. Depuis dix ans, la communauté chemine avec les gens de Santa Cruz étant présence vivante et aimante au milieu du peuple.
Chosica : Ricardo-Palma et Moyopampa
Palma, Oasis Père Ménard (1974-1983)
La première insertion des sœurs NDPS au Pérou se situe à Ricardo Palma, dans la ville de Chosica, une banlieue de Lima.
En octobre 1974, la Congrégation accepte de collaborer aux œuvres du père Eusèbe Ménard, fondateur des Missionnaires de Saints Apôtres. Le travail de base qui se réalise est la pastorale paroissiale, la formation intégrale de la femme et l’accompagnement des familles. Une religieuse prête main-forte à la maison d’accueil Hogar San Pedro pour les personnes âgées. D’autres compagnes la rejoignent et s’activent dans différents services de l’Oasis, une maison de retraite.
Moyopampa (1979-1982)
En 1979, à la demande du père Ménard, quatre sœurs prennent en charge une maison d’assistance aux démunis à Moyopampa, à Chosica.
La maison peut recevoir 40 étudiants-es des écoles environnantes. L’accueil des jeunes permet aux sœurs d’apprendre la langue, de s’adapter au climat et à la mentalité des gens.
Les sœurs s’insèrent dans le milieu. Elles visitent les familles, les personnes âgées et les malades. Elles accompagnent des jeunes et s’impliquent en pastorale.
Ensuite, les portes s’ouvrent pour les jeunes filles pauvres afin de leur donner un cours en enseignement ménager.
La communauté laisse la mission de Moyopampa en 1982, et l’œuvre de Ricardo Palma en 1983, pour répondre aux besoins qui se présentent à Chala et à Atico, au sud du Pérou.
Atico
Paroisse Saint-Pierre-apôtre (1982-2012) Longeant l’océan Pacifique, Atico est un village situé dans la province de Caravelí, département d’Arequipa, au sud du Pérou. La population, en majorité des pêcheurs, est au nombre de 7000 habitants. En mars 1982, un groupe de trois religieuses arrivent à Atico, à la paroisse de Saint-Pierre-apôtre. Elles se donnent du temps pour connaître les gens et les zones d’engagement. Elles travaillent avec les familles, enseignent au secondaire, donnent des cours de couture, donnent des soins aux personnes âgées et s’occupent de la bibliothèque paroissiale. Elles s’impliquent à la paroisse avec la catéchèse et la liturgie. Dans toute mission, il y a des moments gratifiants mais aussi des épreuves et des défis à relever. À cause du terrorisme existant, la communauté est tentée de se retirer du pays. Cependant, leur option pour la vie les amène à redire « Oui » à la mission quelle que soit la situation. La communauté d’Atico devient vite multiculturelle. Actuellement, plus de vingt religieuses canadiennes, dominicaines, boliviennes et péruviennes travaillent ensemble à la mission. Cette expérience d’interculturalité enrichit les unes et les autres et témoigne de l’Église communion dans cette portion du monde.Chala
Paroisse de Chala (1982-2007)
Le port de Chala est situé au sud du Pérou à 614 km de la ville de Lima, capitale du Pérou.
Le 15 mars 1982, à la demande de l’évêque du lieu, trois sœurs, ayant œuvré à Ricardo Palma (Chosica), arrivent à Chala, dans la prélature de Caravelí.
Commence une page nouvelle dans l’histoire missionnaire au Pérou avec l’accueil chaleureux des chalinos. Elles vivent dans la maison de l’évêque, accueillent les visiteurs et partagent les repas. Bien vite, elles s’intègrent au milieu et apprennent à connaître les gens.
N’ayant pas d’eau potable ni d’électricité, elles s’organisent avec ce qu’elles ont. Comme tous les gens qui sont au bord de l’océan Pacifique, elles mangent du poisson frais presque tous les matins avec l‘arrivée des barques des pêcheurs au port.
Présentes au cœur de la vie du village, elles se font attentives aux besoins de gens.
Les sœurs s’impliquent dans la pastorale, la formation des catéchètes, la préparation des sacrements et la catéchèse des enfants dans la paroisse de Chala et dans les villages de deux secteurs voisins : l’un formé pour la plupart d’agriculteurs et l’autre de travailleurs dans les mines. Elles participent au club « el club de madres » où elles donnent des cours de cuisine. Puis, pendant une vingtaine d’années, une religieuse accomplie des tâches de secrétariat pour l’évêque.
Par leur action dans le milieu, elles favorisent la mise en place de loisirs pour les jeunes, d’une bibliothèque paroissiale, d’une pharmacie populaire et d’une cafétéria populaire. Elles obtiennent également la donation d’un appareil de Rayon X qui aide à détecter et à contrôler plusieurs maladies.
Toutes ces oeuvres sont une façon d’être présence amoureuse et compatissante du Dieu providence auprès des gens de ce village.
Lima
Maison régionale et noviciat interrégional (1997-…)
En 1993, la Congrégation forme une région administrative en Amérique du Sud, à Lima, Pérou.
En 1997, on acquiert une maison à Lima. En plus de servir de résidence pour la communauté des sœurs de l’administration régionale de l’Amérique du Sud, la maison accueille des jeunes femmes désireuses de se former à la vie consacrée.
Religieuses canadiennes et dominicaines s’unissent dans la mission pour travailler à la promotion vocationnelle, accompagner les jeunes en formation et partager avec les gens du milieu. Aspirantes, novices et professes à vœux temporaires se retrouvent sous le même toit. En 2000, une autre maison est achetée pour l’administration régionale.
En 2005, commence le noviciat interrégional. Les novices venant de la région de l’Amérique centrale et des Caraïbes, du Pérou, de la Bolivie et du Québec viennent se préparer à la vie religieuse au noviciat de Lima. Durant leur formation, elles vivent des expériences apostoliques en pastorale paroissiale, accompagnement des familles, animation de groupes de jeunes, catéchèse sacramentelle, aide dans les foyers et les hôpitaux, etc. En 2017, le noviciat est transféré à Santiago, en République Dominicaine.
Chaque espace, chaque rencontre, chaque être humain les amènent à la rencontre de Jésus avec un cœur reconnaissant.
Le vivre ensemble congrégationnel passe par l’interculturalité et la mission se réalise de plus en plus à travers l’échange interculturel. C’est ainsi qu’au début des années 2000, se joint, à la région de l’Amérique du Sud, une sœur africaine.
L’accueil, l’écoute, le respect et le partage des richesses culturelles de chacune contribuent à l’enrichissement apostolique de la communauté.
Barros Blancos
La mission de l’Uruguay commence en 1980. Elle a pour but de répondre à la mission d’évangélisation des quartiers pauvres, de Barros Blancos, particulièrement à Km 26, à partir de 1980 et à Km 28 en 1982.
Les deux premières missionnaires sont accueillies par les Rédemptoristes, qui leur confient le Km 26 de la panaméricaine à Barros Blancos.
Deux ans plus tard, s’agrandit leur territoire d’évangélisation. Le 5 septembre 1982, un deuxième groupe de religieuses canadiennes arrivent pour la mission à Km 28. Une maison est prête pour les accueillir et un plan de construction pour la chapelle attend les ouvriers.
Bien que l’enseignement religieux soit interdit dans les écoles, les sœurs peuvent accomplir une action pastorale auprès de la population.
Et le travail ne manque pas : visite des familles pour connaître leur situation et ce en quoi on peut les aider; formation de groupes juvéniles; club des personnes âgées; visites aux malades; catéchèses pour enfants, adolescents et adultes; formation de comités de liturgie, chorale, et rencontres des couples.
Pour mener à bien ces activités, les sœurs se déplacent sur des distances de 2 à 3 kilomètres. Les voyages s’effectuent, au fil du temps, en bicyclette, puis en motocyclette et en camion.
En 1986, des sœurs de la République dominicaine viennent appuyer les sœurs québécoises dans la mission.
Notre présence a duré 10 ans et a fait surgir deux communautés ferventes, lesquelles continuent de vivre leur foi chrétienne sous la responsabilité et l’attention de Pères Rédemptoristes.
L’élan est donné, les santés s’épuisent et il nous faut partir. Mais les gens de l’Uruguay sont entrés dans nos vies et nous les accompagnons en pensée et par notre prière.
Manchay
Lima (2011- …)
Une mission d’insertion s’ouvre à Manchay (Pachamac-Lima) en 2011. Ce milieu montagneux et désertique de la zone sud de Lima est démuni. La population, de plus de 80 000 habitants, est formée en grande partie de personnes immigrantes ayant dû fuir à cause du terrorisme des années 1990.
Les gens vivent dans une situation de grande pauvreté où les services de première nécessité sont peu nombreux. Actuellement, dix congrégations religieuses féminines sont réparties dans différentes zones de la paroisse auprès de la population.
Une première communauté de sœurs péruviennes et boliviennes NDPS s’impliquent dans la catéchèse à la chapelle Sainte-Famille, dans la paroisse Esprit Saint, à Las Praderas. Les sœurs se font proches des gens à travers la visite des familles et l’accompagnement des personnes en difficulté, particulièrement les femmes. Elles s’occupent des enfants de différentes écoles, qui viennent à la chapelle pour faire les devoirs, en attendant le retour du travail des parents. Une sœur infirmière travaille également au centre médical paroissial.
Au début de la mission, leur apostolat s’est vécu en collaboration avec une famille volontaire, engagée dans le milieu. L’apport de cette famille dans la mission fut inestimable, tant par leur présence, leur amitié que par leur appui dans divers projets.
L’amour des pauvres, la foi et la confiance en la Providence ainsi que le soutien de Marie, perpétuel secours sont à la base de leur vie au milieu de la population de Manchay.
Afrique
En 1955, la congrégation va vers le CONTINENT AFRICAIN, au Burkina Faso, au Niger et,durant quelques années, au Burundi.
Burkina Faso
Manni (1955-…)
Manni, un département de la province de la Gnagna, se situe dans la région de l’Est : Fada N’Gourma. Composé de quarante-neuf (49) villages, sa population dépasse aujourd’hui plus de 68 000 habitants. Les gourmantchés sont la principale ethnie de ce département.
En 1955, l’invitation est lancée à la Congrégation de fonder une mission en Afrique. Les trois premières missionnaires quittent le Québec, par bateau, le 31 août 1955 pour arriver à Manni, village de brousse, le 20 octobre de la même année.
Les débuts ne sont pas faciles : loger dans des cases de banco avec toitures en paille, apprivoiser la chaleur, les tornades, les serpents, manquer de nourriture, apprendre la langue, voyager en vélo, etc.
Rien n’arrête les religieuses dans leur mission : enseignement, catéchèse, soin des malades et des orphelins, accompagnement de groupes d’enfants et de femmes, couture et bien d’autres occupations. Avec les années, les sœurs lèguent leurs connaissances en formant des papas et mamans catéchètes et en participant à la formation de leaders de la communauté chrétienne avec la jeunesse catholique.
Des Africaines se joignent à la Congrégation et agrandissent la famille Notre-Dame du Perpétuel Secours. Ces dernières prennent la direction de la mission de Manni en 1999 et sœur Anne Vebamba, première religieuse africaine, est nommée responsable de la communauté.
L’apostolat se poursuit et se développe en collaboration avec les gens du milieu. Le Deus providebit continue de se vivre au quotidien.
Kantchari (1958-…)
Kantchari signifie « puits du figuier ». Composé de 29 villages, ce département est situé dans la région de l’Est aux frontières du Niger. En 2006, il compte plus de 59 000 habitants dont l’ethnie principale est composée de gourmantchés.
C’est la troisième mission de la Congrégation en Afrique. Quatre sœurs arrivent à Kantchari en 1958.
Les conditions de vie sont précaires. Il n’y a ni eau, ni toilettes, ni douches, ni aucune installation sanitaire. Elles apprennent vite à se débrouiller avec les moyens du bord !
Leur cœur s’élargit avec les besoins : enseignement primaire, direction de l’école jusqu’en 1968, soins à donner au dispensaire, accueil de dix orphelins, formation d’agents de santé villageoise et de monitrices en couture.
En 1979, le diocèse de Fada N’Gourma a comme projet pastoral de bâtir une Église-Famille en formant des communautés de base sous la responsabilité des laïques. Les religieuses travaillent à la formation des catéchistes, des responsables de communautés de bases, des fiancés et des couples. Elles s’impliquent dans les mouvements d’enfants, de femmes chrétiennes, d’autopromotion paysanne et écologie et de la JAC, (jeunesse agricole catholique).
En 2007, une sœur africaine devient supérieure de la communauté de Kantchari.
Aujourd’hui la mission se poursuit dans un milieu et une chrétienté en pleine évolution. Les sœurs continuent leur œuvre d’évangélisation animées du même zèle apostolique que les fondateurs, tout en portant un souci particulier à l’éveil vocationnel.
Saaba (1989-…)
département de Saaba est situé dans la province du Kadiogo, région du centre du Burkina Faso. La langue parlée dans cette localité est le Mooré.
Noviciat des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours
En 1983, une religieuse responsable et trois compagnes prennent en charge un centre vocationnel à Manni. Elles accueillent des jeunes filles du diocèse de Fada N’Gourma désireuses d’approfondir l’appel du Seigneur.
En janvier 1987, deux jeunes femmes sont prêtes à commencer leur formation. On les accueille à Niamey à la fin de septembre 1987.
En janvier 1988, elles sont trois à faire leur entrée au pré noviciat. En septembre 1989, les trois postulantes entreprennent leur noviciat à Kantchari, puis, en janvier 1990, elles déménagent dans la nouvelle maison du noviciat récemment construite à Saaba. Deux candidates font leurs premiers vœux en 1991.
Complexe scolaire de Saaba
À partir de 2005, un complexe scolaire s’érige sur le terrain voisin du noviciat et est, à ce moment-là, sous la direction des sœurs africaines.
Maternelle de Saaba
L’école maternelle Sainte-Anne, voit le jour en 2006.
École primaire
En 2009, on procède à la construction de l’école primaire. Dès septembre on ouvre une première classe. En 2011, trois autres classes s’ajoutent. Aujourd’hui, l’école peut accueillir six groupes.
Ouagadougou, Tanghin, Nouna
Ouagadougou, appelée familièrement Ouaga, est la capitale du Burkina Faso et la plus grande ville du pays. En 2006, sa population compte 1,48 millions d’habitants. Ouaga est considéré comme le centre culturel, économique et administratif du pays.
Maison régionale
La congrégation se divise en régions administratives. L’Afrique devient une région en 1993. L’administration régionale s’installe à Ouagadougou en juin 1994, puis déménage dans une nouvelle construction en 1998.
Cette maison a pour mission de favoriser l’information et la communication de la supérieure régionale avec les milieux religieux et civils de la ville. Les religieuses étudiantes y logent, et c’est la résidence d’accueil des sœurs qui viennent des différents lieux de mission.
Centre de formation féminine Virginie Fournier
Le Centre de formation féminine Virginie Fournier est fondé en 1999. Il accueille des jeunes femmes n’ayant pas eu la chance de continuer leurs études.
La formation vise une meilleure intégration au marché du travail. Parmi les cours offerts, notons la puériculture, l’hygiène, l’alimentation, le jardinage, la cuisine, la comptabilité, la technologie des textiles, la gestion d’un atelier de couture, la haute couture et miniature, le tricot, le crochet, la broderie.
Une sœur africaine prend la direction du Centre de formation en 2008. Garçons et filles trouvent au centre un lieu d’accueil, de perfectionnement et d’amitié. Des missionnaires bénévoles du Québec apportent leur contribution au développement des activités du centre.
MISSION PASTORALE
Tanghin (2001-2004)
Les sœurs œuvrent en pastorale dans une paroisse de l’archidiocèse de Ouagadougou, Saint Guillaume de Tanghin.
Nouna (2007-2010)
Nouna est une petite ville de la région de la boucle du mouhoun, province de kossi, située au nord-ouest du Burkina Faso. Nouna, en langue Marka, signifie «être à l’aise».
La mission de Nouna accueille en 2007 trois sœurs et une stagiaire. Leur travail consiste à assurer la gestion du centre diocésain d’accueil et de formation Badenya, qui veut dire en dioula « fraternité ». Les sœurs sont présentes dans ce centre de 2007 à 2010.
Dargo
Que faisons-nous à Dargo ? Nous nous occupons d’un foyer de jeunes filles, Sœur Germaine enseigne à l’école Catholique Saint Jean-Marie Vianney, Sœur Anasthasie et Soeur Marguerite font la pastorale. Voici les différentes activités et mouvements que nous menons : l’Association des Femmes Catholiques, la JEC, la Jeunesse, les CV-AV, la Chorale, les servants de messe, la sacristie, le groupe charismatique, les légionnaires, la liturgie et bien d’autres activités d’aide humanitaire. Nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour réussir cette mission et répondre aux besoins du milieu.
Garango
En septembre 2020, 5 sœurs sont nommées à GARANGO, plus précisément à la paroisse du Sacré-Coeur dans le diocèse de Tenkodogo: sr Julienne Sandwidi, supérieure et infirmière diplômée d’état, sr Delphine Bigbouré, technicienne en laboratoire, sr Blandine Bamogo, attachée de santé en ophtalmologie, sr Simone Ouédraogo, comptable du centre et sr Nathalie Konséibo, intervenante au niveau de la pastorale et économe locale. Elles sont envoyées en mission pour gérer le centre de santé et participer à l’action pastorale du lieu.
Monseigneur Prosper Kontiébo et l’abbé Matthieu Balima, sécrétaire exécutif de l’OCADES, étaient là pour les accueillir à leur arrivée à Tenkodogo. Puis, ce fut une courte visite à la grotte pour réciter la prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours et recevoir la bénédiction de l’évêque. Les sœurs ont finalement pris la direction de Garango en compagnie de l’abbé Matthieu Balima.
Niger
Niamey
La mission de Niamey est fondée en 1959. Les fondatrices arrivent le 4 octobre. Elles demeurent dans une case en banco pendant quatorze mois.
Au départ, les sœurs sont demandées dans la capitale de Niamey. Elles ouvrent une maison d’accueil pour les missionnaires et les compagnes qui viennent s’approvisionner. Dès novembre de la même année, elles sont sollicitées pour l’enseignement à un groupe de dames et à une classe de garçons.
En octobre 1960 elles commencent l’enseignement primaire avec les filles, ensuite une classe maternelle reçoit 80 élèves entassés les uns sur les autres et avec peu d’équipement scolaire.
Collège Mariama
Le 8 décembre 1961, une rencontre a lieu avec le président de la République, Hamani Diori. Un projet lui est présenté afin d’accueillir les jeunes filles et pourvoir à leur éducation, car il n’y a qu’un lycée national de 800 garçons.
Surprise ! Le président de la République veut davantage un collège d’enseignement long pour jeunes filles. Il demande aux Sœurs Notre-Dame du Perpétuel Secours d’en assurer la direction.
En mars 1962, commence la construction du collège. Le 1er octobre de la même année, les sœurs accueillent les trente-deux premières élèves venues de tous les coins de Niamey. En 1972, la mixité garçons-filles est inaugurée. Il faut agrandir car les effectifs augmentent rapidement. On passe de 489 jeunes en 1982 à 885 en 1989. Les succès scolaires sont nombreux et le collège est reconnu dans tout le pays.
L’infirmerie, construite en 1969 pour les besoins des 300 élèves pensionnaires, est ouverte aux gens du quartier. Sœur Rita Gourde, en plus de prodiguer des soins, s’emploie à la formation de jeunes filles pour le travail d’animation en hygiène.
La salle de soins, devenue dispensaire privé, est remis au Ministère de la santé en octobre 1974.
En dehors du cadre scolaire, les sœurs s’adonnent à différentes activités : catéchèse, catéchuménat, alphabétisation, groupements de jeunes, formation féminine (couture, tricot), chorale et groupes de prière.
En 1999, elles doivent quitter le collège Mariama par manque de personnel.
L’administration est remise aux personnes associées de la congrégation des Sœurs de l’Assomption de France.
En 2004, les Nigériens prennent la relève de l’administration, sous la supervision des laïques associés de la congrégation de l’Assomption.
L’École Canada
Située à proximité du collège Mariama, l’École Canada est créée en 1960. Elle reçoit les enfants du primaire et ceux de la maternelle. Au fil des années le nombre d’élèves augmente. Avec ses quinze classes et sa maternelle, près de 1100 enfants prennent place sur les bancs de l’école.
Des sœurs africaines travaillent à l’œuvre d’enseignement au primaire et à la maternelle de l’École-Canada-filles.
Dogondoutchi (1956-1991)
Département du sud-ouest du Niger, dans la région de Dosso, Dogondoutchi se situe à 280 km de Niamey, la capitale du Niger. La langue parlée est l’haoussa.
Le 6 octobre 1956, trois missionnaires sont accueillies à Dogondoutchi par les Rédemptoristes. Un peu plus tard, une autre sœur les rejoint. Au début, elles manquent de tout.
L’installation se fait avec le temps. Elles se pressent d’apprendre à communiquer dans la langue des gens et de s’adapter aux coutumes du milieu.
Le travail ne manque pas ! À l’école, comme il n’y a que des garçons, elles font construire une classe à part pour les filles.
Au dispensaire, elles soignent les malades et mettent en place l’œuvre de la goutte de lait.
Petit à petit, se greffent d’autres activités : la catéchèse pour les quelques personnes baptisées, la couture et le tricot, l’alphabétisation, les leçons d’hygiène et de puériculture. En 1981, elles accueillent des personnes handicapées physiques, les alphabétisent et leur apprennent des travaux manuels.
En 1991, les sœurs quittent Doutchi par manque de personnel.
L’œuvre commencée se continue aujourd’hui avec les Sœurs Notre Dame des Apôtres (NDA) et les gens du milieu.
Bujumbura et Rutovu
Bujumbura (1971-1975)
En 1971, la congrégation accepte de collaborer à l’œuvre d’enseignement du séminaire de Kanyosha qui se situe à Bujumbura. Une religieuse arrive en août 1971. Elle y enseigne le français, l’histoire, la géographie et le solfège.
Rutovu (1972-1975)
L’année suivante, les Frères des Écoles chrétiennes demandent des sœurs pour l’École normale de Rutovu, avec l’intention de faciliter l’insertion des jeunes filles à l’École normale.
Deux sœurs se retrouvent à Rutovu pour enseigner le français.
La collaboration de la congrégation à ces œuvres d’enseignement au Burundi se termine en 1975.
Haïti
Jacmel (2009-…)
À la suite à d’un long processus de réflexion, la mission d’Haïti ouvre enfin en septembre 2009. Le curé de la paroisse de Meyer, ainsi que toute la population, catholique et non catholique de Jacmel, accueillent les religieuses avec une immense joie. Elles sont attendues depuis longtemps.
Leur insertion apostolique en terre haïtienne débute dans des conditions de grande pauvreté et d’insécurité à la suite du violent séisme de 2010. Toutefois, les sœurs ne se laissent pas démobiliser devant les difficultés et les dangers de toutes sortes. Elles ouvrent leurs bras et leur maison aux jeunes et aux gens démunis de la paroisse.
Les vocations ne se font pas attendre. Peu de temps après leur arrivée, des jeunes filles regardent vivre les sœurs et se sentent attirées vers la vie religieuse. Une première haïtienne a commencé son parcours de formation en République Dominicaine.
Bien vite, le groupe communautaire s’enrichit de la présence de sœurs africaines. Pour les unes et pour les autres, l’apprentissage de la langue est un défi : espagnol, français et créole… Les mots s’accordent aux gestes du cœur. Le vivre ensemble interculturel et l’action apostolique s’inscrivent dans une vision congrégationnelle de communion missionnaire au cœur du monde.

























































