Le 6 octobre 1956, trois missionnaires sont accueillies à Dogondoutchi (Doutchi) par les pères Rédemptoristes. Une autre sœur les rejoint. Et l’histoire commence… Elles se pressent d’apprendre à communiquer dans la langue des gens et de s’adapter aux coutumes du milieu. L’école de la mission catholique de Dogondoutchi vient d’ouvrir ses portes. Les sœurs répondent à l’appel et se dévouent auprès des jeunes filles qui leur sont confiés. Puis on met en place un dispensaire. Les sœurs accueillent toute personne malade et s’occupent particulièrement des mamans et de leurs enfants. Puis petit à petit, se greffent d’autres activités : la catéchèse pour les quelques personnes baptisées, la couture et le tricot, l’alphabétisation, les leçons d’hygiène et de puériculture. En 1981, elles accueillent des personnes handicapées physiques, les alphabétisent et leur apprennent des travaux manuels. En 1991, le manque de personnel se fait sentir. Les sœurs doivent quitter cette mission où elles ont goûté tant de bonheur au milieu de gens accueillants qui ont marqué la vie de ces religieuses. Aujourd’hui en 2016, la population de Doutchi se souvient ! À l’occasion des 60 ans de fondation de l’École Mission Catholique de Doutchi, le directeur Assane Alamine rend hommage aux religieuses de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours pour leur dévouement inlassable et leur précieuse contribution au développement de l’éducation auprès des jeunes filles.
40 ans de présence des sœurs Notre-Dame du Perpétuel Secours à la Polytechnique Notre-Dame du Carmel Depuis 1977, les sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours assument la direction et l’administration de la polytechnique « Nuestra Señora del Carmen ». Les étudiants et étudiantes de cette école de formation technique et professionnelle profitent d’une formation selon leurs intérêts et aptitudes, soit en informatique, électricité, comptabilité financière, sciences infirmières, tourisme, logistique, marketing, etc. Voyez les activités de cette école. ponsca.org
À la maison St-Bernard
27 décembre 2016 À la maison St-Bernard comme ailleurs, le vieillissement se fait sentir, mais notre cœur demeure jeune et missionnaire, particulièrement à l’occasion de Noël. Voici quelques exemples de notre engagement concret auprès des personnes et familles défavorisées, à qui nous vouons un amour privilégié, à l’exemple de nos fondateurs. Chez nous, on compte une pléiade de tricoteuses. Voyez une part des lainages offerts en cadeau à l’organisme FRIGOS PLEINS, chargé de les distribuer aux familles démunies de la région de Bellechasse. Les tricots, en plus de procurer confort et chaleur, sont enveloppés de notre prière et de notre affection. Quelques sœurs, de même que des bénévoles laïques de chez nous, se sont impliqués directement à FRIGOS PLEINS pour la préparation et la distribution des paniers de Noël aux familles dans le besoin. Notre maison a également ouvert ses portes à l’ARBRE ENCHANTÉ des Chevaliers de Colomb. Quelques sœurs ont donné généreusement leur temps et leur cœur pour emballer les cadeaux à remettre aux enfants défavorisés de la MRC de Bellechasse. Elles ont également accueilli avec chaleur et tendresse, à toute heure du jour, les parents qui venaient chercher les présents à offrir à leurs enfants à Noël. Pour une première fois, nous avons aussi collaboré avec l’organisme COUP DE POUCE, en accueillant chez nous deux jeunes personnes handicapées, afin de les accompagner dans leur habilitation au travail. Quelques sœurs ont généreusement accepté ce service, en les faisant participer, entre autres, au montage du village illuminé, près du sapin de Noël. Enfin, nous avons TOUTES beaucoup prié pour les pauvres de toutes catégories, d’ici et d’ailleurs, afin que l’Enfant-Dieu leur apporte un peu de joie et d’amour durant la période des Fêtes. Les sœurs de la maison St-Bernard par Ghislaine Cayouette
C’est en 1966 que le Collège Padre Fortin ouvre ses portes, à Santiago, en République Dominicaine. Dirigé par les sœurs Notre-Dame du Perpétuel Secours, ce collège accueille aujourd’hui 1300 garçons et filles, de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire. Venez connaître les lieux, le travail et les activités qui s’y vivent http://www.colegiopadrefortin.edu.do/ 50 Aniversario de fundación del Colegio Padre Fortin Fue en el año 1966 que el Colegio Padre Fortín abrió sus puertas, en Santiago de los Caballeros, República Dominicana, dirigido por las Hermanas de Nuestra Señora del Perpetuo Socorro. En la actualidad, 1300 alumnos/as, desde Maternal hasta 4to. de Secundaria se forman en esta casa de estudios, que además de ofrecer los contenidos académicos curriculares, ofrece una formación en valores, con un espíritu de familia, con actividades extracurriculares que enriquecen las experiencias de la aventura del saber. Visite y conozca más de este lugar de enseñanza visitando el siguiente lugar : http://www.colegiopadrefortin.edu.do/
Depuis notre arrivée à Dargo
Déjà plus d’une année s’est écoulée depuis notre arrivée à Dargo. Tout se passe bien jusqu’à maintenant et nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour réussir cette mission et répondre aux besoins du milieu. Pour bien vous situer, Dargo est une commune du Burkina Faso situé dans la région Centre-Nord de la province de Namentenga. Elle regroupe plusieurs villages et sa population totale est de 29684 habitants. Les débuts de la mission : Tout commença en 2014, avec la demande de Mgr Thomas KABORE afin que des sœurs NDPS viennent œuvrer à Dargo pour la pastorale et l’accueil d’étudiantes. Puis, en août 2015, c’est le cœur plein de joie que nous nous mettons en route pour cette mission. Nous avons le bonheur d’œuvrer auprès des jeunes filles du foyer, d’enseigner aux étudiantes de l’école Catholique Saint-Jean-Marie-Vianney et d’animer les groupes de pastorale. Notre quotidien se vit dans le partage de notre joie de vivre et nous distribuons nos plus beaux sourires à tous ceux et celles que nous côtoyons. Notre présence amoureuse et compatissante se reflète dans les différentes activités et mouvements que nous menons : l’Association des Femmes Catholiques, la JEC, la Jeunesse, les CV-AV, la Chorale, les servants de messe, la sacristie, le groupe charismatique, les légionnaires, la liturgie et bien d’autres activités d’aide humanitaire. Sœurs Anasthasie Yampa, Germaine Tiendrebeogo et Marguerite Nana
2016, fut une année de grâce, d’activités et de partage. La mission chez-nous se répand au-delà des frontières de l’Afrique. Nous vivons l’interculturalité et le partage de la mission avec les autres régions de la congrégation. Actuellement, 5 sœurs africaines œuvrent au Québec, en Haïti et en Bolivie. Cette expérience missionnaire enrichit notre communauté et nous ouvre à la réalité et aux défis de l’internationalité. Chez-nous au Burkina, le nombre de religieuses augmente avec tout ce que cela comporte de promesse et défis. Le 16 août dernier, cinq jeunes femmes sont entrées dans leur première année de noviciat et quelques jours plus tard, soit le 20, débutait la retraite annuelle pour la plupart des sœurs de la région. A la fin de cette période de réflexion et de prière, dix-huit junioristes ont renouvelé leurs vœux. Depuis le 28 août, sept nouvelles professes ont rejoint le groupe des professes à vœux temporaires. Et à la fin septembre, nous accueillerons cinq nouvelles postulantes. Et que dire du camp des aspirantes qui se tient actuellement en ce début de septembre à Sâaba ! 90 jeunes femmes sont venues vivre une expérience avec nous pour connaître la congrégation et recevoir une formation tant spirituelle, qu’humaine et ecclésiale. C’est vous dire combien la vie bouge chez-nous, au Burkina. La communauté s’agrandit et la mission s’élargit. La formation est au cœur de nos préoccupations afin que chacune puisse recevoir une formation humaine, intégrale, spirituelle et professionnelle pour répondre aux besoins des temps et de notre milieu. En plus, il nous a été donné de vivre des moments très forts de vie fraternelle avec trois journées régionales les 30-31 août et 1er septembre à l’intérieur desquelles s’inscrivait un envoi en mission stimulant et une célébration des 25-50 ans de vie religieuse de sœurs Anne Vebemba (25 ans) et moi-même (50 ans). Oui, il y a de la vie… et elle nous pousse en avant… avec joie et espérance. Irène Gosselin, ndps
23 septembre 2016 En me remémorant des souvenirs de cette mission, où j’ai vécu plus de vingt ans, est monté en moi quelques bribes d’histoire. Je vous en raconte quelques-unes. Connaissez-vous la signification du nom « Manni » donné à ce village de brousse de la région de l’Est de Fada N’Gourma ? L’histoire de ce nom remonte à l’époque de l’ouverture de la mission avec les pères Rédemptoristes. Le préfet apostolique et le chef du lieu, s’arrêtant près d’un point d’eau, se disent dans le dialecte de la région : « li main » qui signifie : « Ici, c’est bien ». De là, le nom de Manni donné à ce lieu. Manni est la première mission de la congrégation en Afrique. Les trois premières sœurs canadiennes arrivent dans le village en1955. Elles se dévouent comme infirmières et enseignantes au primaire. Les gens leur font tout de suite confiance. Un jour, elles accueillent un bébé dont la mère vient de décéder à la naissance de l’enfant. Selon la coutume du temps, ce bébé devait être enterré avec sa maman. L’enfant, appelé Omer, grandira entouré des soins et de l’affection de ses mamans religieuses. Ordinairement, les sœurs déjeunaient en silence, mais les balbutiements d’Omer suscitent l’émerveillement et délient les langues… D’âge scolaire, Omer va à l’internat des pères puis, devenu adulte, il fonde sa famille. Un peu plus tard d’autres enfants sont amenés aux sœurs, dont une belle petite fille. On l’appelle Danielle. Elle suit les sœurs et elle fait la joie de ses dernières. Mariée et mère, elle continue de demeurer proches des sœurs. Et que dire des religieuses qui sont passées à Manni ! L’une d’entre elles, sœur Émérentienne Fecteau, missionnaire, infirmière, accoucheuse, marque le milieu. Elle manie la langue gourmantchée à perfection. Elle parle également le mauré et comprend le peulh. Arrivée au dispensaire dès cinq heures du matin, elle reçoit chacun avec bonté, soignant des plaies, opérant des yeux malades, accouchant des femmes, et encore. Plus tard, sœur Édith Audet, elle aussi infirmière, se soucie spécialement de former des sages-femmes, reconnues par l’État. À l’école, des sœurs enseignent au primaire jusqu’au CM 2. Je fais partie de l’équipe des enseignantes. Parmi nos élèves, le jeune Félix se démarque. Parti au Niger, il fait son séminaire et devient le premier prêtre gourmantché. Plus tard, comme les classes passent à l’État, nous nous consacrons à l’alphabétisation. Parmi les alphabétisés, il y en a un qui fait des progrès remarquables si bien, qu’après quelques années il passe ses examens et obtient de bons résultats. Nous l’inscrivons à des cours de comptabilité par correspondance. Ce dernier est ensuite engagé comme comptable au diocèse de Fada. L’action apostolique des sœurs se diversifie. Formation de groupes d’enfants et de jeunes adultes, préparation au mariage, planification familiale naturelle, formation des catéchistes et des mamans catéchistes font parties des activités des religieuses. La chrétienté augmente et les religieuses vont de villages en villages pour l’alphabétisation, la catéchèse et les rencontres de groupes. Le désir de la vie religieuse se manifeste. Des jeunes filles disent aux religieuses : « Nous voulons devenir des sœurs comme vous autres. ». Alors, sœur Édith Audet en parle au curé de la paroisse qui lui répond : « Si vous voulez des sœurs, faites-vous-en. » Parole prophétique pour nous puisque le père Brousseau, notre fondateur, avait reçu la même réponse de l’évêque. Un centre vocationnel est ouvert. Sœur Micheline Godbout en est la responsable. Des filles arrivent et l’une d’entre elles, Anne Vebamba, deviendra la première religieuse NDPS africaine. Pour terminer, quelques faits… Lors de la construction d’un forage, très tôt le matin, la foreuse perce, perce toujours plus profond, mais rien n’apparaît. On suspend les travaux. Un deuxième essai est tenté. Désolation, même résultat. Le foreur étudie les lieux. Il y a un arbre…. On recommence à creuser… l’eau surgit en abondance. Ce forage, après 25 ans, fournit encore l’eau d’une majorité de gens près du marché. Une dame lépreuse doit recevoir sa portion de mil à chaque mois. Ne possédant que le pouce et l’index, à la saison des pluies, elle cultive un petit champ d’arachides. Savez-vous qui reçoit les prémices de sa récolte ? Chaque année, elle nous offrait une petite calebasse d’arachides. Nous les gardions en réserve et l’année suivante nous lui offrions des arachides pour sa nouvelle semence. Des jeunes femmes, incapables d’allaiter leur bébé, recevaient un biberon et du lait en poudre. Un bon jour, une jeune maman vient s’asseoir dans notre cour et demande du lait en poudre. Cette dame pouvait allaiter son bébé. Nous lui disons de retourner au village, mais celle-ci s’assoit dans la cour. Les heures passent. Elle est toujours là. 15h00, 16h00… elle finit par gagner sa cause et retourne chez-elle avec du lait en poudre. L’heure étant venue pour sœur Émérentienne Fecteau de revenir au Québec, les gens de Manni lui disent : « Toi, assieds-toi avec nous ! » Ce qui exprime, pour les Gourmanchés, l’importance des personnes âgées qu’ils regardent comme des sages. Considéré avec grand respect, le vieux est assis dans la concession et devient un chef de concession vers qui vont les villageois, pour discuter et demander des conseils. Sœur Émérentienne était devenue l’une des leurs. Elle pouvait s’asseoir au milieu d’eux. Elle appartenait à leur culture. Merci à la congrégation et à la Providence pour toutes ces années de mission à Manni. Ce fut pour moi un chemin de vie et d’épanouissement au milieu de cette population chaleureuse et reconnaissante. Sœur Colette Pelletier, ndps.
Son Excellence, Mme Hasanna Alidou. 4 juillet 2016, Avant d’être nommée au poste prestigieux d’ambassadeure du Niger aux États-Unis, madame Alidou a contribué au développement de l’éducation, travaillé auprès d’agences et de gouvernements bailleurs de fonds. Elle a aussi servi comme représentante de l’UNESCO en Afrique de l’Ouest. Les pages qui suivent sont un excellent témoignage rendu à nos sœurs qui ont œuvré au Niger, spécialement à sœur Micheline Godbout considérée comme leur maman. Voici un extrait du message adressé à la congrégation, suite à la visite effectuée. Mon lien affectif avec le Canada Je suis née le 29 mars 1963 à Niamey. J’ai une jumelle identique, Ousseina Alidou (professeure) et j’ai trois enfants. Le 28 avril 2016 sera une date gravée dans ma mémoire comme un jour extraordinaire qui me ramena à ma tendre enfance, début d’une longue histoire d’amour entre le Canada et moi- même, à travers ma relation avec les Sœurs du Perpétuel Secours du Québec, Canada. Les Sœurs du Perpétuel Secours ont fondé en 1960 l’École Canada et en 1962, le Collège Mariama de Niamey, Niger. En Septembre 1967 ma jumelle et moi débutions nos premiers pas d’écolières. Mes chers parents, Haoua Sidibé Kone (ma mère) et Alidou Boubacar (mon père) nous ont inscrites dans l’une des meilleures écoles du Niger : « École Canada ». Une très belle école avec des girafes bien incrustées dans le mur de notre classe maternelle. Une école qui a produit un pourcentage significatif d’élites du Niger. Je me souviens encore de ce beau sourire de ma première maîtresse, la sœur Jacqueline. Cette sœur enseignante du préscolaire (maternelle) aimait chanter et danser avec les tout-petits. Elle nous faisait faire des polichinelles et de beaux dessins. On a appris aussi avec elle les chansons que les tout-petits chantent dans les classes maternelles au Québec, Canada. Je me souviens encore du jour où notre papa était rappelé au ciel. Nous étions en troisième année d’école primaire (CE1). Cinq ans plutôt on avait perdu notre mère. La sœur Julie du Québec, Directrice de l’École Canada, vint réconforter ma grand-mère qui était tant éprouvée par la perte de sa fille unique et de son beau-fils. Elle demanda à ma grand-mère de ne jamais s’inquiéter pour notre éducation, ni pour les besoins des jumelles car la mission des Sœurs du Perpétuel Secours du Canada avait décidé de tout prendre en charge. Ce qui fut fait. On restera à l’Ecole Canada tout le temps de notre jeunesse. Les 49 sœurs canadiennes du Perpétuel Secours deviennent la source de notre réconfort et d’appui de tout ordre. En 1974, la sœur Micheline Godbout devint la Directrice de note école. Elle remplaça la sœur Julie qui partit pour une autre mission, dans un autre pays. La sœur Micheline deviendra notre tutrice principale qu’on adore. On l’appellera « Maman Micheline » bien qu’elle était très jeune. Elle déploya, pendant son séjour au Niger, son temps et son énergie à aider notre grand-mère Hajji Kanye Sidibé à nous élever, à s’assurer qu’on bénéficierait de la meilleure éducation et d’un encadrement conséquent pour la vie. Avec Maman Micheline, ma jumelle et moi avions beaucoup appris sur la vie. Nous avions appris très tôt que la vie doit être fondée sur des valeurs positives : l’amour de soi et des autres, l’humilité, le partage de tout ce qu’on a avec les autres et l’éthique du travail pour l’amour de Dieu. Ma grand-mère Hajji Kanye Sidibé et Maman Micheline du Québec nous ont donné ce dont on avait besoin pour bien vivre aujourd’hui. L’une musulmane, l’autre catholique, elles ont su, à travers une profonde amitié, la tolérance, le respect et la confiance qu’elles avaient l’une pour l’autre, partager avec nous leur religion respective en s’appuyant sur les valeurs humanistes communes qu’on retrouve dans les religions d’Abraham. Elles venaient de deux continents différents (l’Afrique et l’Amérique), deux cultures différentes basées respectivement sur l’Islam et le Christianisme. Cependant elles parlaient le même langage : Dieu, à travers l’amour envers le prochain. Ces deux femmes extraordinaires nous ont orientées dans la vie. Pour cette raison, sur le plan affectif et culturel, je me suis sentie très liée au Niger et au Canada. Je suis multiculturelle. Lorsque Son Excellence, le Président de la République du Niger M. Issoufou Mahamadou m’a proposée comme Ambassadeure Extraordinaire et Plénipotentiaire du Niger au Canada, j’ai ressenti une profonde joie et j’ai pensé aux Sœurs du Perpétuel Secours, surtout à la Sœur Micheline qui est aujourd’hui retraitée à Saint-Damien, au Québec. Pour ma part cette nomination me ramena très loin vers mon enfance. J’appelai ma chère Maman, Sœur Micheline Godbout. Lorsque je lui communiquai la nouvelle, elle était si silencieuse et si émue au bout du fil ! Elle me dit : « Ah bon ! C’est merveilleux ! ». Sa voix était si gaie ! Elle ajouta : « Tu le mérites. Toi et ta jumelle vous êtes toujours en train de faire quelque chose. C’est bien ! C’est très bien ! Alors quand viendras-tu au Canada ? » J’ai su quelque part que Dieu la récompensait pour tout les sacrifices qu’elle avait faits pour que ma jumelle et moi nous réussissions dans la vie. Je pense toujours que Dieu est amour. Depuis l’âge de 4 ans, grâce aux Sœurs du Perpétuel Secours, le Canada est un pays que j’ai adopté dans mon cœur. C’est un pays qui a su m’accompagner pour que je puisse avoir la meilleure éducation et la meilleure vie. J’ai écrit dans les cahiers bleus avec le drapeau du Canada (don du Canada au Niger), de beaux poèmes d’enfant. J’ai goûté au sirop d’érable, dès l’âge de neuf ans, avant de venir en Amérique. J’ai appris le français québécois, car c’était la langue de tous les jours chez les sœurs de l’École Canada et du Collège Mariama. J’ai vu des films sur le Canada et j’ai entendu beaucoup d’histoires de ce beau pays, grâce à Maman Micheline Godbout, la maman des Jumelles comme l’appelaient ma grand-mère et nos camarades d’école. Je suis fière de représenter mon pays, le Niger, au Canada. Je remercie le Président de la République du Niger
Depuis le congrès de formation, vécu en 2012 à Lima, nous avons constaté que, dans la congrégation, on ne connaît pas nécessairement ce qui se passe au plan de la formation des novices qui se préparent à la vie religieuse. Aussi, nous venons vous parler ce qui se vit chez-nous. La formation des novices En cette année 2015-2016, les novices sont au nombre de douze : huit en 2e année et quatre en 1re année. Le parcours du noviciat est d’une durée de deux ans. La première année est dite canonique et la deuxième année est davantage apostolique. Durant cette période, les jeunes femmes qui ont déjà commencé un parcours au prénoviciat se préparent de façon plus intensive à la vie religieuse. Ce temps de formation humaine, théologique, spirituelle, communautaire et apostolique est bien structuré et il y a un bon équilibre entre étude, prière, travail et repos. Cette étape leur permet de continuer de creuser leur désir, de recevoir des enseignements théologiques et spirituel, d’apprendre ce que signifie vivre en communauté, de s’apprivoiser à la vie apostolique et d’être accompagnées tout au long de leur cheminement vers le moment où elles décideront de faire le pas et de prononcer des vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans la communauté. Les candidates de l’année canonique reçoivent des enseignements à l’inter noviciat. Ces sessions durent 7 jours et regroupent les novices de plusieurs congrégations masculines et féminines de la région du centre du pays. Les cours portent sur la croissance humaine, l’affectivité, la gestion de conflits, la liturgie, le discernement spirituel, la théologie de la vie religieuse et l’enracinement humain des vœux en contexte africain. Les novices ont aussi des cours sur les Constitutions, la Bible, les Prophètes, la morale, l’ecclésiologie, l’histoire de l’Église, l’initiation à l’oraison, la lecture spirituelle communautaire. Elles font les Exercices de Saint-Ignace dans la vie courante et chacune reçoit un accompagnement individuel aux deux semaines. Selon les possibilités, des personnes ressources viennent au noviciat donner un exposé sur divers sujets comme la prière, la culture africaine, la pédagogie catéchétique, la famille ou autre sujet spirituel pouvant apporter un plus à la formation. L’apprentissage des langues fait partie de la formation. Le français, n’étant pas la langue maternelle des novices, il faut continuer de perfectionner le français. La vie missionnaire interculturelle implique également d’apprendre l’espagnol. Elles font de la couture, du bricolage et elles s’initient à l’informatique. Enfin, un temps est réservé aux activités manuelles (élevage, entretien du terrain, jardinage) et au sport. Ainsi, nous désirons préparer les jeunes à être des femmes responsables, femmes de toutes les besognes à l’exemple de mère St-Bernard. Se récréer en communauté est aussi un élément important de la vie en communauté. Rire, chanter, danser, fraterniser, écouter les nouvelles, projeter une vidéo en fin de semaine, se retrouver autour de jeux de société sont autant de moyen d’apprendre à vivre ensemble. Le partage des tâches fait partie du quotidien : cuisine, soin des animaux, arrosage, jardin, semences et récoltes en saison de culture. Les novices sont également initiées à la gérance du budget personnel. A tour de rôle, l’une ou l’autre est responsable des petits achats au marché de Saaba. Elle reçoit une somme d’argent pour le mois et doit tenir ses comptes. La durée de cette responsabilité varie selon le nombre de novices. L’accueil est une valeur fondamentale. Bien que nous ne sommes pas intégrées dans la pastorale, nous réservons un temps d’accueil aux personnes qui se présentent à nous. Nous les écoutons et leur apportons une aide appropriée selon les cas et selon nos possibilités. Qu’en est-il de l’horaire-type de ce temps de formation au noviciat ? Levées à 5h00, nous nous retrouvons à la chapelle pour la prière des Laudes, la célébration eucharistique et la méditation. Puis à 7h00, c’est le petit déjeuner. Dès 7h30 commencent les activités manuelles suivis des cours à 9h00. À 12h15 : dîner suivi de la sieste. Ensuite, à 14h25, nous prenons un temps de lecture spirituelle. 15h00 : accompagnement spirituel, réflexion, recherche et méditation jusqu’à 16h30. Les travaux manuels reprennent à 17h00 jusqu’à 18h00 où nous nous rendons à la chapelle pour la Visite au St-Sacrement, le chapelet et les Vêpres. Le souper est prêt pour 19h00. À 20h00, un temps de récréation et de détente est bienvenu. La journée s’achève à 20h50 avec la prière des Complies et, à 22h00, tout le monde se retire dans sa chambre dans le silence bienfaisant de la nuit. À cet horaire quotidien, s’ajoute le partage d’Evangile du vendredi soir ou le chemin de croix pendant le carême. La recollection mensuelle se vit le 3e samedi du mois avec un temps d’adoration. L’ensemble des heures de prière est animée à tour de rôle par les jeunes. Tous les 2e dimanche du mois, dans l’après-midi, il y a visite des familles et des connaissances, ce qui permet de garder contact avec le milieu et d’avoir des nouvelles des uns et des autres. La 2e année de noviciat comprend un temps d’apprentissage à la vie apostolique. Une fois par semaine, les novices de 2e année donnent la catéchèse aux enfants de la paroisse et assurent la lecture de la Parole de Dieu en mooré lors de la célébration eucharistique en semaine. Elles vont visiter les personnes âgées et malades deux dimanches par mois. Elles sont très heureuses de pouvoir apporter un peu de joie aux personnes démunies et seules. Ces derniers temps, une vieille dame a exprimé le désir qu’on vienne chaque dimanche lui lire la Parole de Dieu. Alors, une novice se rend chez elle tous les dimanches après-midi. Après avoir fait leur journée d’élection, les novices partent en stage apostolique dans nos diverses communautés locales. Au cours du stage elles ont à recevoir la confirmation de cette élection. Ainsi, elles vivent différentes expériences communautaires et apostoliques susceptibles de les aider à bien discerner leur vocation. Ce stage se déroule entre la mi-février et la mi-mai. A la fin du stage, la communauté locale fait une évaluation qui est remise à la maîtresse des novices. L’équipe de formation
Notre joie est grande de vous partager quelques événements de notre région d’Afrique, Burkina-Niger. Notre communauté s’agrandit d’année en année et le dynamisme qui s’y vit est contagieux. L’été 2015 fut riche de promesses ! D’abord, nous accueillons notre nouvelle supérieure régionale, sœur Irène Gosselin. Le mot « bienvenue » était sur toutes les lèvres et l’eau blanche, signe d’accueil de l’étranger, dans notre tradition, apporta sa note festive. Ensuite, c’est le temps de l’accueil et des avancées dans le processus de formation à la vie religieuse. Après une session de discernement avec des jeunes filles désireuses de nous connaître, six d’entre elles décident de faire un pas en demandant d’entrer au postulat. Puis, un groupe de quatre jeunes femmes, ayant franchi l’étape du prénoviciat, est accueilli pour entreprendre la formation du noviciat. Faut dire aussi que huit novices ont terminé leur année canonique et poursuivent une deuxième année de noviciat pour murir davantage leur discernement. La fête se continue avec la profession religieuse de cinq novices qui, ayant terminé le parcours de la formation initiale, ont prononcé leurs premiers vœux. Quatorze professes à vœux annuels ont ensuite renouvelé leur engagement pour rechercher toujours la volonté de Dieu sur elles et approfondir leur amour pour la congrégation en imitant Joseph-Onésime Brousseau et Virginie Fournier. Le développement de la vie religieuse dans notre congrégation, au Burkina, présente de nombreux défis, mais nous pouvons dire que la Providence nous accompagne et nous guide dans ce chemin de croissance de l’institut en Afrique. Pour mieux nous connaître, cliquez sur ce lien : Afrique Les sœurs du Burkina Faso et du Niger